En déduire des paramétrisations pour les droites (AF) et (BG).
Paramétrisation de (AF)
$\left\{\begin{array}{rcl}
x & = & x_A + x_{\overrightarrow{AF}}t \
y & = & y_A + y_{\overrightarrow{AF}}t \
z & = & y_A + y_{\overrightarrow{AF}}t \
\end{array} \right., t\in\mathbb{R}$
ssi
$\left\{\begin{array}{rcl}
x & = & 0 \
y & = & 3t \
z & = & 4 -2t \
\end{array} \right., t\in\mathbb{R}$.
Paramétrisation de (BG)
$\left\{\begin{array}{rcl}
x & = & x_B + x_{\overrightarrow{BG}}t' \
y & = & y_B + y_{\overrightarrow{BG}}t' \
z & = & y_B + y_{\overrightarrow{BG}}t' \
\end{array} \right., t'\in\mathbb{R}$
ssi
$\left\{\begin{array}{rcl}
x & = & 5-t' \
y & = & 1,2t' \
z & = & 0 \
\end{array} \right., t'\in\mathbb{R}$.
Remark 1
D'autres paramétrisations sont correctes si on choisit d'autres points appartenant aux droites et/ou d'autres vecteurs directeurs.
Montrer que les droites (AF) et (BG) sont sécantes en un point C.
On résout pour cela le système suivant :
$$\left\{\begin{array}{rcl}
0 & = & 5-t' \
3t & = & 1,2t' \
4-2t & = & 0 \
\end{array} \right.$$
$$\text{ssi }\left\{\begin{array}{rcl}
t' & = & 5 \
3t & = & 1,2\times5 \
t & = & 2 \
\end{array} \right.$$
$$\text{ssi }\left\{\begin{array}{rcl}
t' & = & 5 \
6 & = & 6 \
t & = & 2 \
\end{array} \right.$$
Ainsi, les droites (AF) et (BF) sont bien sécante. En remplaçant t par 2 dans la paramétrisation de (AF), on obtient : C(0;6;0).
Déterminer le volume du tétraèdre OABC.
La formule du volume d'un tétraèdre est : 31Abase×hauteur.
En considérant la base OBC, la hauteur correspondante est OA=4.
Le triangle OBC est rectangle en O donc son aire vaut : 21OB×OC=21×5×6=15.
Ainsi le volume cherché vaut : V=31×15×4=20.
Exercice 2
Un joueur débute un jeu vidéo et effectue plusieurs parties successives.
On admet que :
• la probabilité qu'il gagne la première partie est de 0,1 ;
• s'il gagne une partie, la probabilité de gagner la suivante est égale à 0,8 ;
• s'il perd une partie, la probabilité de gagner la suivante est égale à 0,6.
On note, pour tout entier naturel n non nul :
• Gn l'évènement " le joueur gagne la n-ième partie " ;
• pn la probabilité de l'évènement Gn·
On a donc p1=0,1.
Partie A - Les premières parties
Montrer que p2=0,62. On pourra s'aider d'un arbre pondéré.
0,0
G1
G1
–
G2
G2
–
G2
–
G2
0,1
0,9
0,8
0,2
0,6
0,4
D'après la formule des probabilités totale on a :
p2=0,1×0,8+0,9×0,6=0,62.
Le joueur a gagné la deuxième partie. Calculer la probabilité qu'il ait perdu la première.
On cherche : PG2(G1)=P(G2)P(G1∩G2)=0,620,9×0,6≈0,871.
Calculer la probabilité que le joueur gagne au moins une partie sur les trois premières parties.
On construit tout d'abord l'arbre suivant :
0,0
G1
G1
–
G2
G2
–
G2
–
G2
–
G3
–
G3
–
G3
–
G3
–
G3
–
G3
–
G3
–
G3
0,1
0,9
0,8
0,2
0,6
0,4
0,4
0,6
0,2
0,8
0,4
0,6
0,2
0,8
L'événement contraire de celui dont on cherche la probabilité est D : "le joueur ne gagne aucune partie".
On a : P(D)=0,9×0,4×0,4=0,144.
Ainsi la probabilité que le joueur gagne au moins une partie sur les trois premières parties est : 1−0,144=0,856.
Partie B - Un grand nombre de parties
Compléter l'arbre de probabilité suivant :
0,0
Gn
Gn
–
Gn
Gn
–
Gn
–
Gn
...
...
...
...
...
...
0,0
Gn
Gn
–
Gn
Gn
–
Gn
–
Gn
pn
1-pn
0,8
0,2
0,6
0,4
Montrer que pour tout entier naturel n non nul, pn+1=51pn+53.
D'après la formule des probabilités totales on a :
pn+1=p(Gn+1)=pn×0,8+(1−pn)×0,6=0,8pn+0,6−0,6pn=0,2pn+0,6=51pn+53.
On considère la suite (un) définie pour tout entier n par : un=pn−43.
Déterminer la nature de la suite (un) et en déduire que pour tout entier n :
pn=43−413(51)n.
Pour tout entier n :
un+1
=
pn+1−43
=
51pn+53−43
=
51pn−203
=
51(pn−43)
=
51un.
Ainsi la suite (un) est géométrique de raison 51. Son premier terme u1=p1−43=0,1−43=−2013.
Pour tout entier n≥1, on a alors :
Déterminer la limite de la suite (pn) quand n tend vers +∞.
Interpréter ce résultat pour le joueur.
On a 51∈[0;1[, donc n→+∞lim(51)n=0.
Ainsi : n→+∞limpn=43.
Ce qui veut dire qu'après un nombre important de parties jouées, la probabilité que le joueur gagne une partie est de 0,75.
Exercice 3
Soit f la fonction définie sur [0;1] par f(x)=x5(1−x). On note Cf sa courbe représentative dans un repère du plan.
Montrer que, pour tout x∈[0;1], f′(x)=x4(5−6x).
La fonction f est de la forme u×v avec :
u(x)=x5 et u′(x)=5x4,
v(x)=1−x et v′(x)=−1.
Ainsi, pour tout x∈[0;1] :
f′(x)
=
u′(x)v(x)+u(x)v′(x)
=
5x4(1−x)+x5×(−1)
=
5x4−5x5−x5
=
5x4−6x5
=
x4(5−6x).
En déduire le tableau de variations de f sur [0;1], et la valeur maximale de f sur cet intervalle.
Pour tout x∈[0;1], x4≥0, donc f′(x) est du signe de 5−6x.
Or, 5−6x≥0 ssi 5≥6x ssi 65≥x.
On obtient alors le tableau de variations suivant :
x0651f′(x)+0−≈0,268f(x)croissantedécroissante00
Avec f(0)=0, f(1)=0 et f(65)=(65)5×64≈0,268
Déterminer l'équation de la tangente à Cf au point d'abscisse 1.
L'équation de cette tangente est :
y
=
f′(1)(x−1)+f(1)
y
=
−1(x−1)+0
y
=
−x+1.
Démontrer que l'équation f(x)=0,01 admet exactement deux solutions sur [0;1].
On note α la plus petite de ces solutions. Déterminer un encadrement à 10−2 de α.
Sur l'intervalle [0;65] :
• f est continue (car dérivable),
• f est strictement croissante,
• f(0)=0<0,01 et f(65)≈0,268>0,01
Ainsi, d'après le théorème de la bijection, l'équation f(x)=0,01 admet une unique solution sur l'intervalle [0;65].
Sur l'intervalle [65;1] :
• f est continue (car dérivable),
• f est strictement décroissante,
• f(65)≈0,268>0,01 et f(1)=0<0,01.
Ainsi, d'après le théorème de la bijection, l'équation f(x)=0,01 admet une unique solution sur l'intervalle [65;1].
Par conséquent l'équation f(x)=0,01 admet une unique solution sur [0;1].
Encadrement à 10−2 de α :
Par balayage à la calculatrice on obtient :
0,4
<
α
<
0,5
0,44
<
α
<
0,45
Exercice 4
On considère les deux suites (an) et (bn) définies par :
⎩⎪⎨⎪⎧a0=1 et an+1=bn2,b0=2 et bn+1=2an+1+bn.
Compléter le tableau ci-dessous, en arrondissant si nécessaire à 10−4 :
n
an
bn
0
1
2
1
2
3
4
Allez l'OM!!!!
Allez l'OM!!!!
n
an
bn
0
1
2
1
1
1,5
2
1,3333
1,4167
3
1.4118
1.4142
4
1.4142
1.4142
Émettre une conjecture sur la limite des suites (an) et (bn).
On peut alors conjecturer que les suites (an) et (bn) converge vers la même limite qui semble être 2.
L'algorithme incomplet ci-dessous, permet de déterminer a5 et b5. Compléter cet algorithme.
a ← 1 b ← …
Pour i allant de 1 jusqu'à 5 faire :
8a ← …2
8b ← 2⋯+b
Fin de boucle Pour
a ← 1 b ← 2
Pour i allant de 1 jusqu'à 5 faire :
8a ← b2
8b ← 2a+b
Fin de boucle Pour
Voici un exemple de traduction en Python de cet algorithme avec affichage progressive de la valeur des variables :
On admet dans cette question qu'il existe deux réels a et b tels que :
n→+∞liman=a et n→+∞limbn=b.
On peut remarquer alors que :
n→+∞liman+1=a et n→+∞limbn+1=b.
Justifier que a=b2 et que 2b=a+b.
Puisque, pour tout entier n, an+1=bn2, on a alors :
n→+∞limbn+1=n→+∞lim2an+1+bn, c'est-à-dire : b=2a+b.
Et alors : 2b=a+b.
En déduire les valeurs de a et b.
L'égalité 2b=a+b, donne b=a.
Les suites (an) et (bn) ont donc même limite.
Et l'égalité a=b2, devient : a=a2, c'est-à-dire a2=2.
Et donc : a=−2, ou a=2.
Mais puisque a0 et b0 sont strictement positifs, et que pour obtenir les termes suivants des suites on n'utilise que des additions ou divisions, tous les termes sont positifs.
Ainsi, on peut affirmer que a=b=2.